Bouclier fiscal, "travailler plus pour gagner plus", taxe carbone, identité nationale, parité, retraite à 60 ans... Depuis 2007, Nicolas Sarkozy est revenu sur plusieurs de ses engagements. Dernier reniement en date : la hausse de la TVA pour la restauration, de 5,5 % à 7 %. Best of. (Le Post.fr)
La TVA pour la restauration
Le président avait vanté, mi-octobre,
la baisse de la TVA pour la restauration, lors d'un déplacement dans la Creuse. Il critiquait alors la gauche qui voulait revenir sur cette réforme. Dans le plan de rigueur annoncé par François
Fillon le 7 novembre, la taxe a été
augmentée, passant de 5,5 à 7 %.
Le "travailler plus pour gagner plus"
La formule choc de la campagne de 2007 a fait pschit. La
défiscalisation des heures supplémentaires n'a pas apporté les bénéfices attendus en terme de pouvoir d'achat. Même le chef de l'Etat a reconnu à demi-mots l'échec de cette mesure. Début janvier,
lors d'une visite aux ouvriers d'Airbus, il a lancé, sans plus de précaution, qu'avec sa réforme des retraites, on devrait "travailler deux ans de plus sans gagner
plus". En décembre 2010, il l'avait déjà dit.
Le bouclier fiscal
Considéré par l'opposition comme "le péché originel" du quinquennat et "le
symbole de l'injustice sociale" de la politique de Nicolas Sarkozy, le bouclier fiscal a été enterré officiellement par François Fillon, le 3 mars. La suppression de cette mesure, qui plafonnait
les impôts à 50 % des revenus imposables, était devenue inévitable pour le chef de l'Etat avant 2012 : elle donnait trop de grain à moudre à l'opposition pour critiquer le "président des
riches".
La retraite à 60 ans
"Le droit à la retraite à 60 ans doit
demeurer", affirmait le candidat Sarkozy, en 2007, dans son document de campagne. Une fois élu, il affirme sur RTL qu'il
ne reporterait pas l'âge légal de départ à la retraite. Pourtant, adoptée par le Parlement en octobre 2010, la réforme des retraites reporte l'âge de
départ à la retraite à 62 ans en 2018.
La déchéance de nationalité
C'était la mesure phare de son discours de Grenoble, qui symbolisait
la séquence sécuritaire de l'été 2010. À la demande de Nicolas Sarkozy, l'extension de la déchéance de nationalité avait été introduite dans le projet de loi sur l'immigration. Mais pour ne pas
s'exposer à une cuisante défaite en raison de la division de la majorité sur le sujet, c'est Sarkozy lui-même qui a estimé préférable, mardi 8 mars, de la retirer du projet de loi, selon Le Monde
(zone abonnée). "Ce reniement va donner des arguments au FN", peste... le député UMP, Dominique Tian.
L'Identité nationale
En 2007, dans la dernière ligne droite de sa campagne, Nicolas Sarkozy avait
lancé un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale pour aller chiper des voix au FN. Après l'échec du débat sur l'identité national, abandonné en février 2010 après trois mois de
polémiques, le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale est supprimé lors du remaniement de novembre 2010. Le portefeuille de l'Immigration est désormais rattaché au ministère de
l'Intérieur. L'intitulé "Identité nationale" disparait. Le 16 novembre, Nicolas Sarkozy lâche : "J'ai
renoncé à l'identité nationale comme mots, parce que ça avait suscité des malentendus."
La taxe carbone
En mars 2010, après la défaite de la droite aux régionales,
plusieurs UMP grondent contre la taxe carbone voulue par Nicolas Sarkozy et demandent "un retour aux fondamentaux". Le chef de l'Etat renie ses engagements du Grenelle de l'environnement
et
envoie François Fillon annoncer l'enterrement de cette taxe.
La parité
Le candidat Sarkozy avait promis un gouvernement paritaire. En mai 2007, il y a 7 femmes sur 15 ministres dans le gouvernement. Quatre ans
après, suite aux départs de Rachida Dati, Christine Albanel, Christine Boutin, Rama Yade ou MAM, il n'y a plus qu'un tiers de femmes dans le
gouvernement.
Les copains
lâchés
En quatre ans, le chef de l'Etat a été contraint
de se séparer de plusieurs sarkozystes historiques. Christian Estrosi a été
débarqué du gouvernement en novembre 2010. Le trésorier de la campagne de 2007, Éric Woerth, a également été remercié après avoir fait les frais de l'affaire Bettencourt. Et finalement, le plus
fidèle des fidèles Brice Hortefeux a également été évincé, lors du dernier remaniement. En lâchant son ami de 30 ans, Sarkozy a lâché à ses collaborateurs : "Je suis obligé de
m'arracher un bras." Un reniement dicté par le contexte politique.
Le cumul ministre - président de région
Nommé en novembre 2010 ministre des collectivités
territoriales, Philippe Richert cumule à sa nouvelle fonction celle de président de la région Alsace. Lors du conseil des ministres du 9 septembre 2009, Nicolas Sarkozy avait pourtant demandé à
ses ministres de s'engager à renoncer à leur poste en cas de victoire aux élections régionales de mars 2010. L'opposition dénonce
un "conflit d'intérêts", souligne Le Monde.fr.

"C'est pas du flan !..mais
la ZAC aurait dû être livrée en 2007, 08, 09, 10, 11.."
5 millions € pour rénover la Mairie: Super baraque : au bas mot, la nouvelle Maison-Blanche!..Où se posera l'hélicoptère
?..
En tous cas, pas sur le toit "végétalisé" recouvert de gazon importé. Do you play golf or tennis ?..
Cette année encore, deux classes de maternelles vont fermer dans ma ville..
"Faut pas Rigolet, quand même!.."
Parité pas ratée..
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