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Un vent mauvais souffle sur le marché d’Arcachon. La presse locale s’en est faite l’écho avec des titres inhabituels tels que : Dégoûtés, ils quittent le marché ou Solidaires et très en colère. D’où provient cette poussée de fièvre hivernale ? Pour répondre, il faut resituer les enjeux. Depuis plus de six ans, le marché est abrité sous une structure temporaire, genre barnum, sur le mail près de la gare, en attendant d’emménager dans la nouvelle halle-copie de Baltard, dans la ZAC au printemps prochain. Comme dit la chanson : « Depuis le temps qu’on l’attend.. » on aurait eu le temps de prévoir calmement qui pourrait l’occuper à terme. Gouverner, c’est prévoir. Mais pas ici. Il a fallu attendre le 22 décembre dernier, trois mois avant l’ouverture (clinquante, forcément) pour que se tienne la commission consultative d’attribution des places du futur marché. Cette commission était composée d’élus municipaux, de représentants professionnels et..d’un consommateur. Elle succédait à une première commission, annulée pour vice de forme, qui avait vu la mise à la retraite forcée des gérants du bar, présents depuis vingt-six ans sur les lieux. Les obligeant à céder la place et étant mis, contre leur gré, corps au sol..Lors de cette première commission, le président de l’Association des commerçants du marché, reconduit à son banc, avait protesté contre cette éviction injustifiable, sinon par le soupçon d'être "malpensant".
Bien mal lui en prit car, le 22 décembre, il a appris que son bail ne serait pas renouvelé ainsi que trois autres candidats bien établis comme « piliers de la halle » de longue date. Serait-ce là mesure de rétorsion sinon de vengeance ? C’est ce qu’il semble penser, dénonçant le fait du prince par ces mots : « Le maire aime les moutons, les gens obéissants. J’ai eu le malheur de dire qu’il avait tort. C’est pour ça que j’ai été viré ». De manière plus subreptice, un couple de maraîchers semble avoir été découragé de perpétuer leur activité par la diminution proposée de leur surface de vente. Ils ont jeté l’éponge. Quant au traiteur oriental, son dossier à été mis en stand-by car il n’était soi-disant pas complet. Il risque, lui aussi, de se retrouver expulsé hors des frontières de la principauté, faute de visa d’entrée en bonne et due forme. Ces excès de zèle discriminants pourraient paraître anecdotiques s’ils ne révélaient ce que l’un des exclus et non des moindres qualifie de manque de concertation diluée dans le copinage, et surtout, s’ils n’avaient pour conséquences plusieurs licenciements et mises au chômage. En tous cas, les exclus semblent déterminés à en découdre, s’appuyant sur le conseil d’un avocat, et veulent prendre date en affirmant : « Nous nous proposons d’accompagner patiemment et gentiment la candidature de M.Foulon sur la VIII° circonscription ». Gageons qu’ils sauront tenir leurs promesses.
Ces évènements surviennent au moment où la grogne gagne aussi les commerçants du centre-ville, suite aux désagréments causés par les travaux de réfection des rues en voies semi-piétonnes. Après les retards d’exécution, les nouveaux trottoirs de Plus-belle-la-ville sont loin de faire l’unanimité. Leur manque de surélévation par rapport à la chaussée représente un danger pour les petits enfants imprudents par nature, mais aussi le manque d’arrêts-minute qu’apprécieraient les nombreuses personnes âgées. Certains clients qui, de bonne foi, avaient stationné momentanément ont vu, rapidement, se poser un papillon sur leur pare-brise. Contrariés, ils ont dit qu’on ne les y reprendrait plus et déserteraient la ville. Mais surtout, inconvénient majeur dénoncé par tous, la présence des « tortues » en bordure de trottoirs. L’un de ces plots métalliques a, récemment, été projeté par un camion dans la porte vitrée d’un magasin et l’a brisée. Heureusement personne ne se trouvait sur la trajectoire du projectile. Moins grave mais autre préoccupation des commerçants : l’arrêté du maire interdisant aux boutiques de vêtements d’installer des portants sur les nouveaux trottoirs. S’il y a eu des excès autrefois, cette mesure radicale pénalise une forme de commerce où l’achat d’impulsion est vital, notamment l’été. Aux yeux de nos édiles, cela fait " souk ", "décrochez-moi ça!.", pas chic. Soyons réalistes, Arcachon ne sera jamais Monaco avec des Bentley et des Ferrari garées devant des boutiques Vuitton ou Cartier.
Tout cela crée un climat délétère qui augure mal d’un début de campagne électorale où le maire-candidat multiplie les bévues dans son fief bétonné ad libitum. Les commerçants, même s’ils ne votent pas tous ici, sont de puissants relais d’opinions dont l’influence ne doit pas être sous-estimée. En ce qui nous concerne, nous saurons prendre en considération leurs préoccupations d’acteurs économiques essentiels au "bien vivre" de notre cité. MB

"C'est pas du flan !..mais
la ZAC aurait dû être livrée en 2007, 08, 09, 10, 11.."
5 millions € pour rénover la Mairie: Super baraque : au bas mot, la nouvelle Maison-Blanche!..Où se posera l'hélicoptère
?..
En tous cas, pas sur le toit "végétalisé" recouvert de gazon importé. Do you play golf or tennis ?..
Cette année encore, deux classes de maternelles vont fermer dans ma ville..
"Faut pas Rigolet, quand même!.."
Parité pas ratée..