Lundi 16 janvier 2012
1
16
/01
/Jan
/2012
17:49
Il y a quelques mois
la droite nous expliquait que si François Hollande était élu Président de la République, la France perdrait son AAA dans l'instant qui suit.
Il fallait faire peur
aux français, leur faire comprendre que la gauche n'était pas capable de gérer les affaires du pays, mais que tant que Nicolas Sarkozy serait aux manettes tout irait pour le mieux .
Et puis depuis quelques semaines le ton
avait changé, on préparait l'opinion publique à la mauvaise nouvelle. Plus question d'être le super-héros qui va faire conserver le triple A à la Nation, mais celui qu'il faut garder pour tenir
le cap dans la tempête .
Et oui, il faut toujours garder Nicolas
Sarkozy, parce qu'il va nous éviter l'échec. Et lorsqu'il fait chuter la France, il faut le renforcer parce qu'il est le seul capable de la relever. Ils sont forts à l'UMP, toujours un scénario de
rechange pour garder le chef et pour reporter la faute sur ceux qui ne sont pas aux commandes ! Et lorsqu'on pense qu'ils ne peuvent pas aller plus
loin, ils sont toujours capables de nous surprendre, et avouons qu'ils ne font pas toujours dans la dentelle.
Le dernier exemple en date avec les
propos de Bernard Accoyer qui utilisant les méthodes d'un autre âge, veut faire peur aux français en parlant de guerre si l'on ne garde pas Nicolas Sarkozy. On se dirait revenu en 1981 avec les chars russes qui
allaient défiler sur les Champs-Elysées si François Mitterrand était élu. On les attend toujours !
Que le Président de l'Assemblée Nationale
continue comme cela et l'on pourra bientôt dire "Bernard Accoyer et la caravane FN passe" . Mais Monsieur Accoyer ne fait qu'appliquer les consignes voulues par Jean-François
Copé, qui se vante : "Chez nous, c'est massacre à la tronçonneuse".
Il se dit qu'autour du président, une armée de spécialistes assure une garde rapprochée du futur candidat en remuant la boue dans le passé de ses adversaires ! Les
petits métiers fonctionnent à plein régime dans les officines spécialisées dans la réplique qui fait mouche, le mot qui tue plus surement qu'il n'élève, la vieille histoire que l'on va sortir du
chapeau.
On ne recule devant aucune bassesse pour faire du "buzz" comme ils disent dans un langage
qui perd toute dignité. Alors, chacun fait le pied de grue devant tout ce qui peut porter micro ou caméra. Il faut se montrer et surtout égratigner fort, casser l'autre, vomir sa haine et son
mépris.
Le jeu serait fort amusant s'il n'y allait pas de la vie quotidienne de millions de braves gens qui se désespèrent et n'ont que faire de tant de vulgarité.
(source: Le Post)
La perte du triple A sanctionne la politique suivie depuis 2007