Cet
homme, [...] oublions son origine, voyons, qu'est-il comme capacité politique ? Voulez-vous le juger depuis qu'il règne ? regardez d'une part son pouvoir, d'autre part ses actes. Que
peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être. [...] A force d'améliorations
matérielles, il eût réussi peut-être à masquer à la nation son abaissement moral.
Même, il faut le dire, pour un dictateur de génie, la chose n'était pas malaisée. Un certain nombre de problèmes sociaux, élaborés dans ces dernières années par plusieurs esprits robustes,
semblaient mûrs et pouvaient recevoir, au grand profit et au grand contentement du peuple, des solutions actuelles et relatives. [...] il n'a rien produit. Omnipotence complète, initiative nulle.
Il a pris la France et n'en sait rien faire. En vérité, on est tenté de plaindre cet eunuque se débattant avec la toute-puissance. Certes, ce, dictateur s'agite, rendons-lui cette justice ; il ne
reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il se remue. Il fait rage, il touche à tout, il court
après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.
[...] Ce bric-à-brac gouverne la France. Voilà les créations ! Où est le bon sens ? où est la raison ? où est la vérité ? Pas un côté sain de l'esprit contemporain qui ne soit heurté, pas une
conquête juste de ce siècle qui ne soit jetée à terre et brisée. Toutes les extravagances devenues possibles. Ce que nous voyons, c'est le galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé.
[...]
Ces hommes, le malfaiteur et ses complices, ont un pouvoir immense, incomparable, absolu, illimité, suffisant, nous le répétons, pour changer la face de l'Europe. Ils s'en servent pour jouir.
S'amuser et s'enrichir, tel est leur « socialisme ». Ils ont arrêté le budget sur la grande route ; les coffres sont là ouverts, ils emplissent leurs sacoches, ils ont de l’argent en veux-tu en
voilà. Tous les traitements sont doublés ou triplés, nous en avons dit plus haut les chiffres. [...]
Et l’homme du peuple, le pauvre journalier, auquel le travail manque, le prolétaire en haillons, pieds nus, auquel l’été n’apporte pas de pain et auquel l’hiver n’apporte pas de bois, dont la
vieille mère agonise sur une paillasse pourrie, dont la jeune fille se prostitue au coin des rues pour vivre, dont les petits enfants grelottent de faim, de fièvre et de froid dans les bouges du
faubourg Saint-Marceau, dans les greniers de Rouen, dans les caves de Lille, y songe-t-on ? que devient-il ? que fait-on pour lui ? Crève, chien !
Victor Hugo- Napoléon le petit- 1852

"C'est pas du flan !..mais
la ZAC aurait dû être livrée en 2007, 08, 09, 10, 11.."
5 millions € pour rénover la Mairie: Super baraque : au bas mot, la nouvelle Maison-Blanche!..Où se posera l'hélicoptère
?..
En tous cas, pas sur le toit "végétalisé" recouvert de gazon importé. Do you play golf or tennis ?..
Cette année encore, deux classes de maternelles vont fermer dans ma ville..
"Faut pas Rigolet, quand même!.."
Parité pas ratée..
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