Papy boom..

Publié le 2 Janvier 2017

Comme chaque début d'année, l'INSEE vient de publier les chiffres du recensement basés sur les données de 2014. Si la France voit sa population passer la barre des 66 millions, sa répartition évolue différemment suivant les régions

On constate une nette attractivité du littoral, notamment Atlantique. La région Nouvelle Aquitaine frise les 6 millions d'habitants et la métropole bordelaise côtoie le million. Le Bassin d'Arcachon n'échappe pas à cette tendance. Toutes les communes croissent parfois massivement à l'instar de Mios (+30,5% en cinq ans), Audenge (+25%), Le Teich (+14,5%), Biganos (+5,8%), La Teste (+5,5%) avec 26000 habitants et Gujan-Mestras (+9,4%) qui passe la barre des 20000.

Une seule exception notable: la ville "capitale" Arcachon qui voit, une fois de plus, sa population permanente diminuer (10370 Arcachonnais: - 10 % en cinq ans). Plus inquiétant: les séniors     (+ de 60 ans) représentent 56 % des habitants. Plus grave: la population enfantine ( 0 à 14 ans) décroit encore à 8 %. Conséquence: les baisses constantes d'effectifs dans les écoles primaires et les collèges malgré l'apport d'élèves des communes voisines scolarisés dans notre ville.

Cette situation révèle le déséquilibre structurel induit par une politique électoraliste initiée par la municipalité actuelle qui par son "court-termisme" délibéré met gravement en danger l'avenir de notre cité qui ne tardera pas à passer sous la barre des 10000 habitants et changera ainsi de catégorie statistique. Avec à la clé une nouvelle réduction des dotations financières de l'Etat.  

Dans ces conditions, l'objectif du maire-député d'une ville stabilisée à 12000 habitants semble hors d'atteinte. Ce n'est pourtant pas faute d'en avoir été averti tant par l'opposition qui n'a cessé depuis quinze ans de soulever ce problème qu'aussi par le préfet qui, par deux fois, a annulé le Plan Local d'Urbanisme et vilipendé le manque de place fait au logement accessible pour tous. Notant au passage la part belle faite aux résidences secondaire (60%) avec leur supplément d'électeurs inscrits sur les listes électorales qui dépassent maintenant le nombre d'habitants (?!). Ainsi vue, l'affaire se corse !..

Malheureusement, malgré ces admonestations il est à craindre que cette politique délétère se poursuive quelques temps aux dépends de l'intérêt général de notre territoire qui se désertifie. Excepté l'été où il craque dans ses coutures.

"Gouverner, c'est prévoir", préconisait un grand homme d'Etat dont se réclament ici certains. Pourtant, dans notre principauté, cette vertu essentielle est aux abonnés absents..  MB

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