Bad boy..

Publié le 26 Janvier 2018

Ca y est ! La course à l'Elysée vient de démarrer. Vous plaisantez ? On en sort à peine ! Certes, mais je vous parle de 2022 et ce genre d'équipée se prépare longtemps à l'avance. Beaucoup y pensent depuis leur plus jeune âge en attendant leur tour d'affronter l'épreuve le moment venu. Tels ces "conquérants de l'inutile" rêvant de l'Everest, du Paris-Dakar ou du Vendée Globe Challenge..     . "Un jour, j'y serai. Je le ferai !" se disent-ils constamment en leur for intérieur. Tous leurs actes tendent vers ce but ultime. Quel qu'en soit le prix à payer en sacrifices, en reniements ou en trahisons. 

Beaucoup de candidats mais un seul élu, par nature. Beaucoup de destins contrariés comme on a pu le voir en 2017, année terrible pour certains qui a vu le grand chamboule-tout à l'œuvre dans le monde politique. En se retirant, le tsunami Macronensis a donné à voir de grands cadavres à la renverse échoués et quelques grands corps malades. Nous en savons quelque chose...     . Nous entamons notre résilience. Tant bien que mal. En attendant des jours meilleurs.

De l'autre côté, chez les Rrrrépublicains, c'est Waterloo morne plaine. Presque tous les généraux d'en-pire ont été laminés, mis à la retraite ou ont déserté chez le vainqueur pour décrocher qui un hochet, qui une timbale. Foulant aux pieds leurs engagements passés. La défaite et le déshonneur consommés, qui allait pouvoir ramasser l'étendard sanglant et brandir, de nouveau, le sabre de bois ? Il leur fallait "un chef pour cheffer" bien dans la tradition de ce parti aux relents bonapartistes où l'on a l'habitude de chasser en meute. En jappant de conserve au son du cor. Taïaut !Taïaut !

Puisque la mode est aux quadras, il en fallait un prêt à tout oser, tout récrire pour ressusciter. C'est donc Laurent Wauquiez, l'homme à la parka rouge et à la doublure bleu marine, qui piaffait d'impatience et a été intronisé après avoir fait une campagne électorale réduite aux acquêts des slogans qui fleurent bon "le gros qui tache" comme la base la plus réac du parti en redemandait. Les Z'amours de Zemmour..

C'est lui qui vient de donner le signal du départ et de se positionner dans la course pour 2022. C'était clairement le message qui ressortait de sa prestation à "L'émission politique" de jeudi. Ainsi que son objectif et sa stratégie: devenir l'opposant n°1 de Macron pour être son challenger présidentiel et recomposer une droite dure en siphonnant les voix du FN et en radicalisant son discours antisocial, anti-immigration et anti-européen. Surfant sur le courant populiste en vogue. Sans états d'âme..

Cette vision ressort d'une analyse marketing buissonnière de l'évolution des forces en présence. Le sémillant roitelet de la région Auvergne-Rhône-Alpes mise sur la désillusion provoquée par le crash en plein vol à la Germanwings de la cheftaine du FN au sein de son électorat. D'où ses clins d'œil appuyés à leur égard et sa surenchère verbale, telles celles du "cancer de l'assistanat et du "trop d'immigrés". D'autre part, il table sur une très longue convalescence du PS qui, pense t-il, ne pourrait pas participer au second tour. Quant aux z'insoumis il parie sur l'âge du capitaine Mélenchon qui devra passer la main à un(e) second(e) moins renommé(e), moins percutant(e).  Macache O'bono ?..

Néanmoins, il est déterminé à concentrer ses tirs sur son éventuel futur adversaire qu'il n'a pas hésité, récemment, à attaquer frontalement. Il serait selon lui "un adulte arrogant, hanté par la haine de la province" qui n'aurait pas "d'amour charnel pour la France". Alors que lui ne cesse d'invoquer ses "racines" territoriales du Puy-en-Velais et  ses soi-disant valeurs chrétiennes. Dont l'humilité et la générosité, certainement !

Voilà donc le décor de "la droite qui s'assume" planté pour les années à venir. Dans les prochains épisodes, nous donnera t-elle à voir "La charge des tuniques rouges" ou "Fort Alamo" ?.. Restez avec nous et ne zappez pas si vous voulez connaître la suite du feuilleton. PUB !.. MB

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PS: Premier gros "couac" lors du conseil national rassemblant des militants LR à la Mutualité, samedi dernier. Avant même d'avoir pris la parole, Valérie Pécresse y a été copieusement huée et sifflée par une grande partie de la salle, à son entrée. Plus tard, lors de son intervention, ils ont remis ça lorsqu'elle a exprimé sa sensibilité "progressiste" face aux conservateurs. Ce qui lui a aussitôt valu le soutien d'Alain Juppé qui, en bon connaisseur, a twitté: "Un parti politique qui siffle l'un des siens n'est pas un parti en bonne santé." Y a t-il un docteur dans la salle ?.. ----------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

 

 

 

                                         "Tu veux pas mettre ta tenue de joggeuse ?!!.."

                                            "Répète un peu ce que tu viens de dire !.."

 

 

 

 

 

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