Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 12:00
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"Quiconque ne sait pas se taire, est indigne de gouverner .." (Fénelon)

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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 05:31

La dissolution de Nicolas Sarkozy

L’étrange stratégie du candidat-président n’est pas sans rappeler

celle de Jacques Chirac lors de la dissolution de l’Assemblée en 1997.

 

Etrange. Bizarre. Confus. Au lendemain de l’intervention de Nicolas Sarkozy, on se perd en conjectures sur les intentions que poursuivait le président-candidat en convoquant six chaînes (!) au Palais de l’Elysée. Résumons brièvement ce qui ressemble, en définitive, à un festival d’une heure et quart de contradictions tous azimuts : le chef de l’Etat pose en capitaine Courage seul à même de piloter le paquebot France dans la tempête de la crise. Fort bien. Il annonce donc une hausse de la TVA.(applicable en octobre 2012, cette hausse ne provoquera pas de hausse des prix )  Logique. Mais il garantit qu’elle n’aura aucune incidence sur les prix et il assure même qu’il ne procèdera à "aucune augmentation d’impôt", comme si la TVA n’en était pas un…

Dans la foulée, Nicolas Sarkozy jure n’avoir jamais prononcé l’expression "TVA sociale", lui qui l’a fait une bonne trentaine de fois ces cinq dernières années. De même, il dresse un tableau noir de l’état de la France, insistant sur la chute de compétitivité subie "depuis dix ans", soit depuis que la droite est au pouvoir. Et il vante par contraste la situation économique de l’Allemagne en couvrant de louanges Gerhard Schröder… qui fut vaincu dans les urnes outre-Rhin. Après avoir supprimé un impôt de bourse cousin, Nicolas Sarkozy confirme également l’instauration d’une taxe sur les transactions financières dans un seul pays, une perspective qu’il jugeait "absurde" il y a encore quelques mois.

Enfin, il remet sur le tapis le chiffon rouge des 35 heures, que la droite s’est bien gardée de supprimer depuis dix ans, et entend confier aux partenaires sociaux le soin de négocier l’allongement de la durée du temps de travail, entreprise par entreprise : en 2007, Nicolas Sarkozy l’emporta grâce au slogan "Travailler plus pour gagner plus", cinq ans plus tard, il repart au combat avec  l’étendard : "Travailler plus pour… travailler plus". Et même "travailler plus… pour payer plus" si l’on prend en compte les probables conséquences de la hausse de la TVA sur l’inflation.

Bouger pour bouger... la noyade assurée

Au final, ultime mais saisissante contradiction, Nicolas Sarkozy qui s’est escrimé  pendant une heure, à poser en président jusqu’au bout, annonce bel et bien sa candidature : "J’ai un rendez-vous avec les Français et je ne me déroberai pas". A disséquer autant d’oscillations, d’approximations, et de tête-à-queue, on comprend que le doute se soit emparé de son camp à 80 jours de l’échéance élyséenne.

Etrange, l’intervention présidentielle de dimanche soir n’est pourtant pas totalement inédite. Elle en rappelle une autre qui ne fut pas moins ubuesque : celle de Jacques Chirac le 21 avril 1997. Ce jour-là, on s’en souvient, le président de l’époque était venu annoncer aux Français une dissolution de l’Assemblée nationale qu’il avait récusée à plusieurs reprises les mois précédents.

Convaincu qu’en demeurant immobile, il continuerait de s’enfoncer dans les sables mouvants de l’impopularité, Jacques Chirac se résolut à bouger…  pour bouger ! Et il se noya. Nul n’a jamais vraiment compris les "circonstances exceptionnelles" qui justifiaient de sa part l’exécution d’une initiative tellement audacieuse qu’elle finit, avec la victoire de Lionel Jospin, par se retourner contre son auteur.

Volte-face stériles

Nicolas Sarkozy marche sur les traces de son aîné. Dimanche soir, il a procédé à la dissolution de son propre bilan. Pour le faire oublier, il est venu dévoiler une batterie de réformes que tout autre dirigeant, en Allemagne ou ailleurs, aurait prise… en début de mandat. Annoncer des mesures qui ne prendront effet que s’il est réélu achève de dessiner les contours d’un mandat qui, de bout en bout, et de secousses en convulsions, se déroula à contre-temps.

En à peine cinq ans, le quinquennat sarkozyste aura consisté à faire tout… et son contraire, et à défaire à la fin ce qui avait été entrepris au début : bouclier fiscal consolidé puis abandonné, TVA restauration abaissée puis augmentée, réception en grandes pompes de Kadhafi puis intervention en Libye, couple franco-allemand négligé puis encensé, relations avec la Grande-Bretagne confortées puis méprisées, police de proximité supprimée puis rétablie, etc…

Dans tous les domaines, les volte-face, que l’impact de la seule crise économique ne saurait justifier, sont tellement nombreuses qu’elles en viennent à cerner la quintessence du sarkozyme, en campagne comme au pouvoir : parler sans cesse, bouger tout le temps, voire agir souvent, mais sans jamais se soucier ni du sens, ni de la cohérence. Avec l’énergie pour carburant, et le bougisme pour viatique, Nicolas Sarkozy a franchi une à une les étapes de la conquête. Une fois au sommet, la même méthode a condamné son volontarisme stérile à se fracasser sur le mur du réel.

Un second quinquennat Sarkozy ? Pour quoi faire ? Par-delà le brouillard attisé par son agitation, c’est à cette question que le candidat Sarkozy ne parvient pas à répondre. Président sans boussole, il s’est transformé dimanche soir en candidat sans cap. Par Renaud Dély


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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 17:49
   
    Il y a quelques mois la droite nous expliquait que si François Hollande était élu Président de la République, la France perdrait son AAA dans l'instant qui suit.
    Il fallait faire peur aux français, leur faire comprendre que la gauche n'était pas capable de gérer les affaires du pays, mais que tant que Nicolas Sarkozy serait aux manettes tout irait pour le mieux .
Et puis depuis quelques semaines le ton avait changé, on préparait l'opinion publique à la mauvaise nouvelle. Plus question d'être le super-héros qui va faire conserver le triple A à la Nation, mais celui qu'il faut garder pour tenir le cap dans la tempête .
Et oui, il faut toujours garder Nicolas Sarkozy, parce qu'il va nous éviter l'échec. Et lorsqu'il fait chuter la France, il faut le renforcer parce qu'il est le seul capable de la relever.   Ils sont forts à l'UMP, toujours un scénario de rechange pour garder le chef et pour reporter la faute sur ceux qui ne sont pas aux commandes !   Et lorsqu'on pense qu'ils ne peuvent pas aller plus loin, ils sont toujours capables de nous surprendre, et avouons qu'ils ne font pas toujours dans la dentelle.
Le dernier exemple en date avec les propos de Bernard Accoyer qui utilisant les méthodes d'un autre âge, veut faire peur aux français en parlant de guerre si l'on ne garde pas Nicolas Sarkozy.   On se dirait revenu en 1981 avec les chars russes qui allaient défiler sur les Champs-Elysées si François Mitterrand était élu. On les attend toujours !
Que le Président de l'Assemblée Nationale continue comme cela et l'on pourra bientôt dire "Bernard Accoyer et la caravane FN passe" .   Mais Monsieur Accoyer ne fait qu'appliquer les consignes voulues par Jean-François Copé, qui se vante : "Chez nous, c'est massacre à la tronçonneuse".
Il se dit qu'autour du président, une armée de spécialistes assure une garde rapprochée du futur candidat en remuant la boue dans le passé de ses adversaires ! Les petits métiers fonctionnent à plein régime dans les officines spécialisées dans la réplique qui fait mouche, le mot qui tue plus surement qu'il n'élève, la vieille histoire que l'on va sortir du chapeau.

On ne recule devant aucune bassesse pour faire du "buzz" comme ils disent dans un langage qui perd toute dignité. Alors, chacun fait le pied de grue devant tout ce qui peut porter micro ou caméra. Il faut se montrer et surtout égratigner fort, casser l'autre, vomir sa haine et son mépris.
Le jeu serait fort amusant s'il n'y allait pas de la vie quotidienne de millions de braves gens qui se désespèrent et n'ont que faire de tant de vulgarité. (source: Le Post)

La perte du triple A sanctionne la politique suivie depuis 2007  
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Naufrage 3

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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 16:04
Supprimer le quotient familial : les gagnants et les perdantsEnvoyer l'article par email
La direction du Trésor vient de consacrer une note de 150 pages dans laquelle elle détaille les effets d'une réforme du quotient familial : remplacer le quotient familial par un crédit d'impôt forfaitaire pour chaque enfant, une idée avancée par François Hollande. Quelques jours après Rue89 et son article « Oui, un enfant de riches coûte plus cher à l'Etat qu'un enfant de pauvres », ce sont aujourd'hui les fonctionnaires de Bercy qui démontrent les inégalités intrinsèques des baisses d'impôt liées au quotient familial.
Créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le quotient familial était au départ une mesure de justice sociale destinée à réduire les impôts des couples qui devaient supporter des dépenses liées à leur progéniture.
Or, cette mesure est loin d'être parfaite : l'avantage fiscal apporté croît avec le revenu du foyer. Il existe des plafonnements nous diront certains... Soit, mais ils n'empêchent pas les 10% les plus riches (parmi les foyers qui payent l'impôt sur le revenu) de capter, selon le Trésor, plus du quart des 10 milliards d'euros de baisses d'impôt qu'apporte le quotient familial (2,9 milliards d'euros).
   
Le projet socialiste réduirait les inégalités
Suite à ces constatations, le Trésor a testé plusieurs scénarios de réforme du quotient familial. Selon Les Echos : « L'intérêt de ces simulations est qu'elles collent parfaitement avec le projet socialiste : les scénarios étudiés ont été calibrés pour assurer un rendement constant pour l'Etat, ce qui est l'objectif visé par François Hollande. » Verdict de ces différentes simulations (réduction d'impôt, abattement sur le salaire imposable, crédit d'impôt, etc.) : le projet du PS – remplacer le quotient familial par un crédit d'impôt forfaitaire pour chaque enfant – est celui qui, selon Les Echos, « réduit le plus les inégalités », car c'est « le seul à bénéficier aux non-imposables ». Afin d'assurer un rendement constant, le PS devrait reverser l'intégralité des gains liés à la suppression du quotient familial à tous les ménages ayant des enfants. Cela signifierait un crédit d'impôt de 607 euros par enfant, selon les calculs de la direction du Trésor.
 
Qui gagne ? Qui perd ?
La réforme aurait, toujours selon Les Echos, des effets « massifs » : « La moitié la plus riche de la population reverserait 3,5 milliards d'euros à la moitié la plus pauvre.
Dans le détail, elle ferait près de 5 millions de gagnants (à hauteur de 829 euros par an en moyenne) et un peu moins de 4,5 millions de perdants (à hauteur de 931 euros en moyenne).
Pour près de deux tiers des ménages, la réforme serait neutre.
Les pertes seraient considérables pour les familles de plus de trois enfants aux revenus élevés. Elles perdraient jusqu'à 1 692 euros pour chacun des deux premiers enfants, 3 384 euros pour chacun des suivants » Renaud Février (Rue 89)

Rien pour les Groseille
Le quotient familial, c'est une machine à aider les familles nombreuses... à l'exclusion des plus modestes d'entre elles. Elles ne gagnent pas assez d'argent pour payer l'impôt sur le revenu. Pas d'impôt, pas de réduction d'impôt.
L'Etat offre ainsi chaque année des milliers d'euros sous forme de réduction d'impôt à la famille Le Quesnoy, mais pas un centime à la famille Groseille. La progressivité de l'impôt en France est, de fait, minée par ce système : plus une famille a de hauts revenus, plus l'aide par enfant est forte. Si vous gagnez 300 000 euros avec six enfants, le cadeau est de 22 000 euros.
 
La vie..

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              Oscar

       du meilleur

         scénario-

      catastrophe

       2007 / 2012

           La vérité si je mens!3 

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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 18:30
 La TVA sociale, qu'est-ce que c'est ?                                                                  

 

La TVA sociale, c'est l'utilisation d'une partie du produit de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour financer la protection sociale (à la place ou en appoint des cotisations sociales).

Ce dispositif est appliqué au Danemark depuis 1987, en Allemagne depuis 2007 (mais cela n'affecte pas les produits alimentaires de première nécessité) et... dans une partie de la France : en 1994, dans les DOM, le taux de TVA a été relevé de deux points en contrepartie d'une exonération de cotisations sociales.

L'économiste Alain Grandjean (un des concepteurs de la taxe carbone) explique que la TVA sociale est « une idée assez évidente sauf chez les économistes orthodoxes » mais qu'elle est « souvent considérée comme une idée de droite car elle plaît aux entreprises ».

Personne ne sait très bien qui a été le premier à la formuler. Dans les cercles qui militent en faveur de la TVA sociale, certains évoquent « un groupe de chefs d'entreprises » qui aurait proposé un tel dispositif en 1985. Qui composait ce groupe ? Mystère.

 

Ses défenseurs

 

Les défenseurs de la TVA sociale partent du principe suivant : la protection sociale profite à tout le monde, pas seulement aux travailleurs. Pour eux, il est donc plus logique qu'elle repose sur la consommation (via la TVA) plutôt que sur les salaires (via les cotisations sociales payées par l'employeur et le salarié).

Si la TVA vient remplacer tout ou partie des cotisations, avancent-ils, elle permet d'améliorer la compétitivité des entreprises du pays qui applique cette mesure. A prix inchangé, leurs produits coûtent moins cher à fabriquer.

Si les entreprises baissent leurs prix en conséquence, leurs ventes intérieures et leurs exportations ont des chances d'être stimulées. Comme les produits importés deviennent, eux, un peu plus chers pour les consommateurs, la production locale est avantagée et les délocalisations relativement découragées.

Ce sont les arguments développés successivement par Jacques Chirac (en 1996), Nicolas Sarkozy (qui avait promis une « expérimentation » pendant sa campagne de 2007), Jacques Attali (dans son rapport pour relancer la croissance) ou encore du député-maire socialiste d'Evry Manuel Valls.

 

Ses détracteurs

 

TVA socialeLes détracteurs de la TVA sociale rappellent toujours que, contrairement à ce que peut laisser croire son intitulé, c'est une mesure qui n'est pas du tout « sociale ».

Avec la TVA, tous les consommateurs sont taxés de la même manière, alors que les cotisations sont proportionnelles au salaire. En outre les « points de TVA supplémentaires » provoquent une hausse des prix.

Le porte-parole du PS est revenu sur la TVA «sociale», qui sera à l'ordre du jour du sommet social organisé par le gouvernement le 18 janvier prochain : «Dans la préparation de ce somment, la principale mesure qui sera soumise à discussion est une mesure qui va toucher principalement le pouvoir d'achat des classes moyennes et des classes populaires, et qui va baisser leur pouvoir d'achat», a-t-il indiqué.

 Le PS est opposé à la TVA «sociale»                                                                 
Benoît Hamon a rappelé pourquoi le Parti socialiste était opposé à la TVA sociale dont le principe revient à baisser les cotisations des employeurs, ce que les employeurs versent pour financer la sécurité sociale, pour la remplacer par une augmentation de la TVA, c'est-à-dire une augmentation de la contribution des consommateurs.
 
Les grands perdants seront les retraités
 
«L'argument du Président de la République est que cela aidera à lutter contre les délocalisations, en réalité il n'est pas certain qu'une entreprise dont les charges ont baissé le répercute sur les prix (cf. baisse de la TVA dans la restauration). On parle aujourd'hui de 3 ou 4 points de TVA supplémentaires, c'est considérable», a également déclaré le porte-parole ajoutant que «les grands perdants du sommet social de janvier seraient les retraités» qui verront «une baisse nette de leur pouvoir d'achat».
Stratégie alternative
Benoît Hamon a énuméré les propositions du PS pour une alternative à la TVA «sociale» :
- modifier l'assiette des cotisations patronales, qui est calculée sur la base du nombre de salariés. Le PS propose qu'elle soit calculée sur l'ensemble de la valeur ajoutée.
- mettre en place une politique concernant les prélèvements qui pèsent sur les entreprises qui modulera l'impôt sur les bénéfices des sociétés selon qu'ils sont réinvestis ou redistribués en dividendes.
 
Le coût du capital
       
«Nous redisons que le problème de l'économie française, ce n'est pas le coût du travail, c'est le coût du capital. Depuis 25 ans, la part des dividendes distribués dans la valeur ajoutée en France est passée de 3% à 8%. On a donc bien un coût du capital», a conclu le porte-parole du PS.

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